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Interview Yuneec : stratégie, Leica, futur appareil, réglementation…

Par Fred -1 Oct ’2019

Wenyan Jiang, fondatrice et présidente de Yuneec. Crédit photo Marc Mitrani

J’ai eu l’opportunité de rencontrer Wenyan Jiang, la fondatrice et présidente de Yuneec, et Jörg Schamuhn, PDG de Yuneec Europa. L’entretien a eu lieu lors de la conférence de presse de lancement du Yuneec H3 et de sa caméra Leica Ion L1 Pro, à Wetzlar en Allemagne. Cette interview a été réalisée en collaboration avec mon collègue Marc Mitrani, qui oeuvre pour plusieurs publications.

Helicomicro : Parlez-nous de votre entreprise, Yuneec.
Wenyan Jiang : Nous avons débuté notre activité en 2007, nous fabriquions des avions électriques. Nous avons presque été les pionniers dans ce secteur de l’aviation. Nous avons fait face à la crise de 2008, ce qui nous a conduits à cesser d’investir davantage dans les avions électriques, mais nous y travaillons encore. En 2011, nous avons commencé à produire des drones.

HM : Yuneec est une société chinoise ?
WJ : Nous assurons la manutention et la fabrication en Chine continentale, mais Yuneec est basée à Hong Kong, pas en Chine. Nous avons démarré notre activité aéronautique aux États-Unis et en Europe.

HM : Quand avez-vous commencé à travailler avec Leica ?
WJ : En Asie, je pense que trop d’argent est investi dans la production. La compétition est difficile, il faut être différent. Je pense avoir rencontré Leica quand nous avons commencé à produire des drones, mais ce n’était qu’un premier contact. À cette époque, les caméras montées sur les drones n’étaient pas aussi importantes qu’aujourd’hui, mais le secteur des drones a connu une croissance rapide et il s’est développé comme une industrie basée sur le logiciel. Le matériel est toujours important, mais il est maintenant devenu une plate-forme d’emport des caméras.

HM : Pourquoi Leica ?
WJ : Pendant ces 20 ans, je rêvais à une stratégie basée sur la marque Yuneec, et beaucoup de gens n’étaient pas d’accord avec moi. Mais pour moi, la marque est très importante, et Leica est riche d’un bel héritage. Tout d’abord, nous nous connaissons depuis longtemps et nous nous faisons confiance. Mais Leica est également reconnue comme une entreprise haut de gamme dans le secteur des caméras. C’est une très bonne marque.

HM : Avez-vous signé un accord avec Leica ?
Jörg Schamuhn : Oui, il existe un accord scellé pour 5 ans. C’est un contrat de 38 pages. Mais je suis à peu près certain que Wenyan Jiang désire que qu’il perdure bien plus que 5 ans.
WJ : Il existe effectivement un contrat, nous en avons besoin. Il constitue seulement la première étape, nous devons collaborer étroitement à l’avenir.

HM : Comment est organisé ce partenariat ?
WJ : Nous disposons d’ingénieurs Yuneec à Zurich, nous avons également des ingénieurs basés à Shanghai.
JC : Du côté du Leica, il y a deux équipes. Leica a installé une équipe de développement spécialisée dans les drones à son siège à Wetzlar, en Allemagne, et une équipe de projet Leica à Shanghai. Elles travaillent ensemble. Depuis notre siège à Hambourg, chez Yuneec, nous sommes en charge de la partie gestion de projet. Nous travaillons ensemble pour le marché professionnel, mais pas seulement, nous travaillons également sur des appareils grand public.

HM : Quand le Typhoon H3 et son appareil photo Leica seront-ils disponibles ?
JC : Nous prévoyons d’expédier le produit au cours de la dernière semaine d’octobre.

HM : La caméra est-elle uniquement vendue avec le Typhoon H3 ?
JC : Le drone avec le Ion L1 Pro est vendu 2399 euros taxes comprises. Pour répondre à votre question, la caméra Ion L1 Pro seule coûte 1499 euros.

HM : Cela signifie-t-il qu’elle sera utilisable sur le Typhoon H+ ?
JC : Nous travaillons sur un moyen de l’adapter sur le Typhoon H+. Alors oui, c’est prévu.

HM : Pouvez-vous utiliser les caméras précédentes de la série H sur le Typhoon H3?
JC : Oui. Vous pouvez utiliser une C23, une CGO3 +, des caméras thermiques…

HM : Qu’en est-il du zoom ?
JC : Ce qui a été mis en œuvre sur l’Ion L1 Pro, c’est un zoom numérique sans perte. Lorsque les constructeurs chinois parlent de zoom numérique, il s’agit essentiellement d’un agrandissement qui ne tient pas compte de la qualité de l’image. Leica dispose d’un algorithme très particulier pour recalculer chaque pixel, c’est ce qu’ils appellent zoom sans perte. Il conserve la netteté de l’image.

HM : Envisagez-vous une caméra avec un zoom optique ?
JC : Ce que je peux dire, c’est que nous avons actuellement un prototype de caméra à zoom optique qui fait le tour du monde. Elle a été utilisée aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni, en Israël, en Suisse. Je prévois une commercialisation de cette solution à zoom optique d’ici la fin de cette année. Donc, nous ne faisons pas que l’envisager, nous allons la commercialiser. Nous prévoyons un zoom optique 30x combiné à un zoom numérique 8x.

HM : Sera-t-elle utilisable sur le H3 et les appareils précédents ?
JC : Elle fonctionnera sur Typhoon H+ et H520, et nous allons le rendre compatible avec le Typhoon H3, oui.

HM : Le niveau sonore du Typhoon H3 a-t-il été réduit ?
JC : Non, il est le même que sur le Typhoon H +. Du H au H+, nous avons augmenté le diamètre des bras moteurs, ce qui nous a permis d’utiliser des hélices plus grandes et une vitesse de rotation inférieure. Mais la géométrie mécanique du H3 est similaire à celle du H+. Nous travaillons sur des hélices en fibre de carbone avec des winglets qui permettront aux pilotes de décoller et voler à haute altitude.

HM : Produirez-vous toujours des appareils grand public ?
WJ : Nous allons un peu lever le pied sur cette catégorie…
JC : Le constat, c’est que les Boulanger, Amazon, MediaMarkt, etc. recherchent des prix agressifs, de grands volumes, d’énormes contributions au marketing, et c’est très pénible. Ils sont l’une des raisons pour lesquelles le marché des drones grand public est en difficulté. Wenyan Jiang a choisi une stratégie, elle veut revenir à plus de qualité, non seulement dans le produit, mais également dans la distribution et la vente. Ce que nous allons faire maintenant est une approche descendante. Tous les détaillants ne seront pas autorisés à acheter le H3, nous allons faire ce que nous appelons la distribution sélective. Nous allons réinstaller une base similaire à celle des spécialistes de la photo, des personnes capables de prendre en charge le produit, avec une connaissance de la technologie, avec la possibilité de dispenser des conseils au client. Nous vendrons en exclusivité aux revendeurs spécialisés, de manière à obtenir une stabilité des prix.

HM : Est-ce une stratégie à long terme ?
JC : Oui. Lorsque nous aurons établi cette base avec le Typhoon H3 et sa caméra Ion L1 Pro, nous passerons au produit suivant, qui sera positionné à un prix un peu moins élevé. Nous allons utiliser cette plate-forme pour permettre aux distributeurs d’obtenir un volume de ventes. Cette stratégie nous maintiendra à l’écart de la concurrence brutale entre les produits no-name.

HM : Mais vous venez de dévoiler le produit Mantis G !
JC : Le Mantis G est positionné plus entrée de gamme que le produit que nous développons pour la prochaine génération dont je vous ai parlé.
WJ : Le nombre de produit que nous vendons n’est pas énorme, à la différence de certains de nos concurrents. En fait, je n’aime pas ce genre de saturation du marché. Je viens de l’aviation générale et le ciel est une ressource très importante pour moi. Je ne veux pas le voir saturé. Cela peut entraîner des problèmes de sécurité avec l’aviation générale. J’ai tendance à penser que le prix devrait être plus élevé afin que tout le monde ne puisse pas faire l’acquisition pour drones, pour des raisons de sécurité. C’est pourquoi je considère la coopération avec Leica comme non seulement un moyen d’améliorer la qualité, mais également de limiter les quantités. Je pense que cela aide l’industrie à se développer sainement.

Le système de filtres ND de la caméra Ion L1 Pro de Leica.

HM : Développez-vous des technologies pour renforcer la sécurité, telles que l’ADS-B ?
JC : Ce domaine dépend beaucoup de la réglementation. Malheureusement, il existe plusieurs approches très différentes. Ce que nous faisons actuellement est de la R&D, de la recherche dans des technologies telles que les transpondeurs, les outils d’identification passifs tels que l’ADS-B et la RFID. Mais nous n’avons aucune velléité d’implantation concrète, car à l’heure actuelle les normes juridiques ne sont pas déterminées. La FAA envisage ADS-B, l’Inde requiert déjà le RFID, l’EASA étudie les technologies de transpondeur passif. En plus de cela, vous avez le U-Space et son exigence de diffusion des informations en temps réel depuis l’appareil. Les orientations vont mûrir très rapidement car l’AESA subit une énorme pression, puisque l’Europe prépare une nouvelle réglementation drones le 1er juin 2020.

HM : Qu’en est-il de la France et de son obligation d’identification wifi pour les appareils de plus de 800 grammes ?
JC : Pour que ce soit bien clair, nous sommes en mesure d’intégrer très rapidement l’ADS-B, ainsi que l’identification wifi par une mise à niveau logicielle car nous utilisons le wifi à bord. Ce qui est plus compliqué, c’est la technologie de transpondeur, qui nécessite beaucoup de puissance de calcul à bord. Puisque nous en parlons, la capacité de calcul embarquée constitue aussi une différence entre H et H3. Le Typhoon H fonctionne sur avec processeur Intel M4, le H3 avec un processeur Intel M7.

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